« L'Afrique n'a pas d'Histoire » (Victor Hugo)
La sentence est lourde. Elle ne prend sens qu'en référence aux critères européocentristes qui définissent le début de l'Histoire, notamment celui de l'apparition de l'écriture. Or, en Afrique, l'oralité est de mise : une oralité qui ne laisse pas de traces…
« Quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle. » (Amadou Hampâté Bâ)
L'Histoire du continent africain, méconnue donc peu reconnue, reste très ignorée en France et partout ailleurs, malgré les travaux menés par certains historiens et anthropologues tel que le sénégalais Cheikh Anta Diop. Il semblerait même que certaines fausses idées soient véhiculées.
Et lorsqu'un Président d'Etat fait preuve d'ignorance à ce sujet lors d'un discours prononcé sur le continent et destiné à la jeunesse africaine ; lorsque celui-ci oublie même de citer l'homme qui a donné son nom à l'Université de Dakar d'où il prononce le discours, Cheikh Anta Diop, les réactions de la part de la communauté des historiens ne se font pas attendre. Vingt cinq d'entre eux, spécialistes de renommée internationale, ont répondu à « l'appel aux historiens » lancé par la malienne Adame Ba Konaré, et ont collaboré à l'écriture du Petit précis de remise à niveau sur l'histoire africaine à l'usage du Président Sarkozy.
La démarche d'Adame Ba Konare nous touche, et nous avons souhaité nous aussi répondre à son appel, non pas en tant qu'historiens évidemment, mais en tant qu'artistes, transmetteurs de paroles.
En s'appuyant sur l'introduction générale d'Adame Ba Konaré et la préface signée Elikia M'Bokolo, qui s'appuient eux-mêmes sur les discours coloniaux et post coloniaux français, de Victor Hugo à Nicolas Sarkozy, nous avons conçu un montage de textes où chaque apport vient alimenter la réflexion en posant un regard différent sur l'histoire des relations franco-africaines, plus humoristique, plus poétique, plus romancé.
Il s'en dégage une joute discursive à laquelle participe un musicien et qui donne à entendre les voix de Amadou Hampâthé Bâ, Victor Hugo, Nicolas Sarkozy, Georges Hardy, Aminata Traoré, Victor Schoelcher, Thomas Sankara ; ainsi que les sons de la flûte peule, du goni et du tama.
Mise en scène : Baptiste Relat
Montage de texte : Suzanne Guillemin et Baptiste Jamonneau
Interprétation : Juliette Fernet, Hélène Stadnicki, Emmanuel Gence et Baptiste Jamonneau
A l'occasion de l'édition 2013 de la Semaine de la Solidarité Internationale, Waaldé vous convie à l'ensemble des évènements de
L'Afrique en écho:
Venez poser votre regard sur l'exposition photographique Trésors d'enfants,
Prêter l'oreille à En toute oralité, une joute discursive et musicale qui questionne l'histoire des relations franco-africaines,
Participer à un stage de théâtre et interroger avec nous les Regards posés sur l'Afrique par les occidentaux,
Ecouter Yamouta, le conte que les jeunes acteurs en herbe du Huitième souhaitent vous transmettre!
Venez! Nous vous accueillerons avec grand plaisir!
PROGRAMME
Lyon 6, La Miete
7 novembre, 18h30: Vernissage Trésors d'enfants / Expo Photo
21 novembre, 20h: En toute oralité / Théâtre, musique
Lyon 8, MJC Laënnec-Mermoz, salle Genton
18 et 19 novembre, 18h30/20h30: Regards posés sur l'Afrique par les occidentaux / Stage, théâtre
20 novembre, 17h: Yamouta / Conte jeune public, ombres chinoises
22 novembre 19h30: En toute oralité / Théâtre, musique
C'est où?
La Miete: Maison de l'Intiative, de l'Engagement, du Troc et de l'Echange, 92 rue des Charmettes, LYON 6 (Tram T1 arrêt Collège Bellecombe)
MJC Laënnec-Mermoz, salle Genton: 21 rue Genton, LYON 8 (Métro D arrêt Mermoz-Pinel)
Le 21 novembre à 20h à La Miete (Lyon 6)
Le 22 novembre à 19h30 à la MJC Laënnec-Mermoz (Lyon 8)
Participation libre mais nécessaire!
Informations, réservations:
ciewaalde@gmail.com / 06 81 95 55 53