Cet essai analyse la manière dont le roman met en scène le livre non seulement comme objet narratif, mais aussi comme miroir critique du système littéraire : conditions de production, circulation des œuvres, reconnaissance éditoriale et place des littératures africaines dans l'espace francophone.
Cet ouvrage a pour point de départ un paradoxe frappant : le statut des livres d'Alain Mabanckou - étudiés, primés et traduits dans le monde entier - est inversement proportionnel à celui de leurs doubles fictionnels, relégués dans l'économie du récit.
Il s'agit ainsi de la première étude de fond consacrée à la représentation du livre dans les romans de Mabanckou et, plus largement, dans le champ des littératures francophones africaines.