Grégory Passito

  • Grégory Passito
Rappeur/se
Rubrique : Musique
Haïti

Né, à la maternité de l'hôpital de l'université d'Etat d'Haïti (HUEH), le 5 octobre 1981, Passito Grégory s'est longtemps attaché au groupe Guérilla, basé à Fort National, où il a passé presque toute sa vie. C'est avec Guérilla qu'il s'est fait entendre pour la première fois dans le titre « Révolution de conscience » en 2001, avant de récidiver avec une interprétation du tube interplanétaire de Johnny Hallyday « Les portes du pénitencier ». A l'époque, le rap kreyòl penchait beaucoup plus vers les faits socio-politiques et Passito a dû beaucoup apprendre. En fait, contrairement à certains artistes qui ont été élevés dans la musique ou qui ont un don particulier, c'est la chanson Triumph de Wutang Clan qui marque le début de sa carrière dans le rap. « Cette chanson de Wutang a marqué mes débuts, mais je dois aussi vous dire que mon plus grand intérêt pour le rap s'est développé avec les funérailles de Master Dji. », nous confie Passito. En effet, il se rendait au collège Roger Anglade où il faisait ses études lorsqu'il a vu une marée humaine dans les rues. Et lorsqu'il a demandé ce qui attirait autant de sympathies, on lui a appris que c'était Master Dji, un rappeur. Passito a attendu l'année 2009 pour sortir une première chanson à titre personnel, selon ce qu'il affirme : « Je n'avais encore aucune intention de me mettre en solo. C'était juste une musique en dehors de Guérilla.» Mais, le tremblement de terre du 12 janvier n'a pas seulement causé des dégâts matériels et psychologiques, il a déplacé des familles, dessoudé des liens, comme celui de Guérilla. La dissolution du groupe en 2010 offre a Passito la possibilité de sortir une seconde musique personnelle « Nou pi fò» avec la complicité vocale de Walner Mercius. Cette fois-ci, les encouragements poussent l'artiste à suivre une carrière solo. Des vidéoclips intéressants et une collaboration avec Manfred sur le titre « Mwatye m » le propulsent au-devant de la scène. Passito, rencontre aussi Atis Lucien, un sexagénaire qui met une couleur troubadour dans les musiques auxquelles il participe. La voix rauque, le style simple et la simplicité que développe Passito, ont, au fil du temps, multiplié le nombre de ses admirateurs. Des gens qu'il gâte par des chansons périodiques qu'il distribue à l'occasion dans les médias. C'est dans ce sens qu'il nous a gratifié en mai de l'année dernière d'une chanson pour les mamans et en juin, d'une autre pour les papas. Sur son album « Atè a la », produit à 99% par J-One King, il propose des textes simples, une musique légère : ''Bout Granmoun'' featuring Wadner Peyizan, parle de la dignité haïtienne, de notre puissance de nation libre, ''Anba Zye yo'' featuring Excellent, un classique en son genre, ''Mwen vle chanje'', ''Se sa yo pwòp'' qui jouit des voix de Jahmelo et de l'animatrice Ruth Occean, Ti plim, dernièrement videoclippée, ''Nou pi fò'' feat. Walner Mercius, ''Atè a la'' (remix) feat. Excellent, Wadner, Lucien, Meteyer, et Jabbah, ''Rete fidèl'', ''M pran konsyans'', ''Nan rèv mwen'', ''Katon wouj'', ''Mwatye m'' feat. Manfred, ''Se tan w genyen'' feat. Ruth Occean, ''Kilikili'' feat. J-One et Lucien ''M'temwen tèt mwen'' feat Stéphane, et ''Baliglwa'' composent cet album.

(Plésius Junior Louis / Le Nouvelliste)

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