Devant le taux de chômage en Espagne, Hassan Benoudra traverse l'Andalousie en tracteur pour recommencer une nouvelle vie dans son Maroc natal.
"J'ai pris ma décision. Il n'y a plus rien à faire ici. Quelle autre solution me reste-t-il ? Il n'y a plus de travail ici. Je n'en peux plus. Je retourne chez moi" : voilà comment Hassan Benoudra explique sa situation en voix off au début du film El rayo, tandis que sur l'écran, on voit les champs dorés de la Castillle baignés par la lumière du couchant. Nous sommes en 2011, la crise n'a jamais été aussi forte et Hassan, un immigré marocain entré clandestinement en Espagne, entreprend de refaire le voyage en sens inverse avec le seul bien qu'il ait pu acquérir en treize ans de travail, un vieux tracteur qu'il va devoir conduire de Cózar à Algésiras puis du ferry à son foyer d'origine au Maroc, où il lui faudra repartir à zéro. Voilà le parcours que retrace le premier long métrage de fiction (bien qu'agrémenté d'une bonne dose de réalité) de Fran Araújo et Ernesto de Nova, une histoire "vraie" réalisée avec des moyens minimaux qui met du temps à démarrer mais s'avère, à terme, une expérience révélatrice et vivifiante.
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