En rupture avec sa galeriste française, Yaze, artiste peintre, atterrit à New York. Foisonnement créatif, doutes, sentiment d'abandon : c'est sa première exposition, mais pas son premier accrochage…
Un documentaire, une réflexion autour de l'Art à travers un portrait de YAZE, artiste peintre, porté par la musique de François et Sylvain Rabbath.
Un documentaire qui trace sa route caméra au poing entre Paris, Lyon, Monfort, Tamesloht et NYC. Un road trip qui nous donne à découvrir un artiste peintre de 33 ans, Yassine Mekhnache a.k.a Yaze. Un film dans lequel la peinture se déverse, nous inonde, nous contemple de son regard abstrait.
Une création picturale portée tout le long de ses escales par une musique originale composée par François et Sylvain Rabbath, un père et un fils unis comme une note vibrant à l'unisson. À chaque couleur sa note…. Une contrebasse pour François le Pater et un clavier pour Sylvain le fiston. Musique classique mais aussi électro pour révéler un peu plus de la complexité d'un peintre moderne dont les fondations sont en perpétuelle mouvement.
Un film de Rachid Djaïdani
2014 - France - Documentaire, 1h13 minutes -
avec Yassine Mekhnache, François Rabbath Sylvain Rabbath, Catherine Ahnell, Régis Krampf, Félicien Roller, Badrou et Medhi, Kamel Menour, Les brodeuses de Tamsloth, Mina et les autres.
NOTE DE LA PROGRAMMATRICE "On ne travaillera plus ensemble. Y a qu'avec toi qu'il y a eu un souci..." De la rupture initiale avec ses galeristes français à sa première exposition à Manhattan, "Encré" avance par traits et par touches, en écho avec l'art mixte de Yaze, le plasticien dont il fait le portrait. La musique participe de ces différentes strates : au duo père-fils qui la compose et l'interprète (Sylvain et François Rabbath) répond un échange entre le peintre abstrait et son père, auteur de paysages figuratifs. Ouvert sur la solitude de l'artiste en "galère" d'atelier et de galerie, "Encré" déploie autour de lui une constellation, tandis qu'en parallèle, la préparation du premier accrochage à Manhattan le fait voyager au Maroc, où il commande à des artisanes des broderies au fil d'or et d'argent. À trente-trois ans, il vit jusque dans son quotidien les doutes de l'autodidacte. Mais la durée du tournage et le regard affectueux que pose sur lui Rachid Djaïdani contribuent à "encrer" la fermeté de son geste. Le chantier de la galerie new-yorkaise, qui se confond inopportunément avec la confection des œuvres, renvoie le Français à sa solitude en des séquences parfois cocasses. L'oscillation de Yaze entre l'affirmation de sa singularité artistique et la précarité de son statut s'offre en miroir d'un marché de l'art déréglé, ou du moins ballotté entre la fragilité subjective d'une évaluation et l'enjeu commercial qui s'y attache. (Charlotte Garson), Cinéma du réel 2015, Paris